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Quels sont les traitements proposés en proctologie ?

Le nombre de patients souffrant de maladies en rapport avec l’anus et ses variantes ne cesse de croître de jour en jour. On l’ignore souvent, mais ce sont, pour la plupart des cas, des maladies qui prennent possession peu à peu du corps. Contrairement à l’opinion générale, elles n’apparaissent pas du jour au lendemain, mais […]

Quels sont les traitements proposés en proctologie ?

Le nombre de patients souffrant de maladies en rapport avec l’anus et ses variantes ne cesse de croître de jour en jour. On l’ignore souvent, mais ce sont, pour la plupart des cas, des maladies qui prennent possession peu à peu du corps. Contrairement à l’opinion générale, elles n’apparaissent pas du jour au lendemain, mais […]

Le nombre de patients souffrant de maladies en rapport avec l’anus et ses variantes ne cesse de croître de jour en jour. On l’ignore souvent, mais ce sont, pour la plupart des cas, des maladies qui prennent possession peu à peu du corps. Contrairement à l’opinion générale, elles n’apparaissent pas du jour au lendemain, mais plutôt de façon graduelle. C’est le cas de la fissure anale dont s’occupe la proctologie. Elle est une déchirure non cancéreuse (et normalement non censée la devenir) de la peau qui recouvre la partie basse de l’anus. Elle provoque régulièrement des douleurs et saignements qui se produisent au moment du passage à la selle.

Qu’est-ce que la fissure anale ?

Elle est remarquable par divers symptômes, dont les douleurs. Elles sont de deux types. Elles peuvent être soit discrètes soit intenses et accentuées notamment lorsque celui qui en souffre est assis dans la position prolongée. Lorsque ces symptômes surviennent, on doit se faire consulter en proctologie, car le malade peut avoir une grosse appréhension quand il s’agit d’aller aux toilettes. Les signes peuvent durer plus d’une semaine, allant même à des mois. Ils peuvent évoluer favorablement ou défavorablement et recommencer par périodes.

Pour la plupart, ceux qui souffrent d’une fissure anale décrivent la sensation que leur procure le besoin d’aller à la selle comme étant une obligation de « déchirer l’anus ». C’est très peu commode ! De la même façon ou plutôt à l’inverse, si vous faites une diarrhée importante de façon régulière, il y a de fortes chances que vous puissiez souffrir d’une fissure anale. Avant de considérer les traitements proposés en proctologie, il convient de comprendre le mécanisme de diagnostic.

Comment se passe le diagnostic ?

En réalité, il n’est point nécessaire de procéder à des examens à l’intérieur de l’anus pour découvrir le mal et le supprimer. La fissure anale forme très souvent une légère plaie allongée et courte variant entre un et deux centimètres. En règle générale, elle se découvre aisément en écartant les plis de l’anus. Néanmoins elle peut être difficile à mettre en évidence, en raison du fait des difficultés qu’elle engendre et de la grosse difficulté du proctologue à écarter les plis de l’anus.

Où localiser la fissure anale ?

Pratiquement chez tous les patients, elle se situe dans la partie arrière du canal anal. Ses alentours et bords sont le plus souvent en relief et la fissure en elle-même s’accompagne d’un léger épaississement de la peau qui la recouvre. Elle la limite dans sa partie externe.

Quels sont les traitements proposés ?

En réalité, jusqu’à présent, il n’existe que trois grands types de traitements qui sont proposés par la proctologie. Ce sont :

  • Les traitements médicamenteux
  • Les traitements locaux originaux
  • Les traitements chirurgicaux.

Les traitements médicamenteux classiques visent plusieurs objectifs : calmer la douleur grâce à des médicaments antalgiques ou anti-inflammatoires ; régulariser le transit intestinal ; appliquer des agents locaux cicatrisants via des suppositoires et crèmes ; et protéger la paroi du canal anal avec des crèmes et suppositoires. D’après les études ayant procédé à une comparaison entre ce traitement et les autres, d’une personne sur trois à une personne sur deux, on note une disparition des douleurs et une cicatrisation de la fissure avec ces mesures. Par contre, en proctologie, on ignore si cet effet se maintient dans le temps et s’il n’existe pas de rechutes douloureuses tardives.

Les traitements locaux originaux ont été proposés dans le but de parvenir à lutter contre le spasme du sphincter anal interne. Ils ont pour but d’obtenir une levée de la contraction sphinctérienne grâce à l’application locale de médicaments ayant pour effet un total relâchement des muscles. Dans cette catégorie, il existe deux types de médicaments : ceux agissant par application régulière de pommade et ceux opérant après une injection pendant plusieurs mois.

Les traitements chirurgicaux en proctologie peuvent être proposés en cas de fissure anale chronique ou compliquée ou encore lorsque les douleurs persistent de façon importante ou répétée en dépit d’un traitement médicamenteux classique. Dans cette dernière catégorie de traitement, on fait généralement allusion à trois méthodes différentes : l’ablation de la fissure anale (fissurectomie) réalisée habituellement par un chirurgien dans un bloc opératoire sous anesthésie générale ; la dilatation de l’anus qui est un traitement préconisé depuis de nombreuses années en proctologie et la section partielle du sphincter interne (sphinctérotomie) réalisée aussi sous anesthésie générale quand on veut lever le spasme des muscles de la continence.

Quel traitement faut-il choisir ?

Bien entendu, le choix ne dépend pas de vous, mais du proctologue. Celui-ci associera des médicaments afin d’atténuer la douleur et éventuellement ceux appartenant à la famille des anti-inflammatoires. Dans tous les cas, ne vous en faites pas. La médecine a solution à tout !

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