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Encore appelé anesthésiologiste, l’anesthésiste est un médecin ou un infirmier spécialisé dans la pratique de l’anesthésie. Si son métier se résume à endormir le patient avant toute intervention chirurgicale, ses attributions vont bien au-delà. En effet, tel un ange gardien, il doit veiller sur son patient, depuis la phase de préparation de l’anesthésie à son réveil après l’intervention. Il est là donc avant, pendant et après chaque intervention, en atténuant les douleurs postopératoires. En France, ils sont plus de 11 000 à exercer cette noble profession.

Les principaux rôles du médecin anesthésiste

Il intervient dans plusieurs phases. D’abord pendant la consultation pré-anesthésique. Rendue obligatoire à travers le décret du 12 décembre 1994, cette mesure de sécurité sanitaire vise avant tout à permettre au médecin d’examiner l’état général du patient. Elle permet également au spécialiste de définir la technique d’anesthésie à mettre en place et d’évaluer les risques probables.

À travers un interrogatoire bien élaboré, le praticien se lance aussi bien dans la recherche des allergies que dans l’inventaire des traitements (antécédents familiaux) : c’est la première étape.

La seconde concerne deux différentes auscultations : cardiaque et pulmonaire. Pour ce faire, l’anesthésiste examine chez le patient le capital veineux. Encore appelé « test d’Allen », il consiste à évaluer la bonne vascularisation de la main. Cette mesure préventive vise à s’assurer de la possibilité de poser, durant l’intervention, un cathéter en cas de besoin. Selon les résultats obtenus, l’intervention pourra être programmée.

L’activité de l’anesthésiologiste s’exerce également au bloc opératoire, où il administre au patient de l’anesthésiant. Il s’agit d’un médicament dont la fonction consiste à empêcher la douleur et bloquer tout mouvement musculaire pouvant survenir pendant l’intervention.

Enfin, l’anesthésiste intervient lorsque surviennent des complications postopératoires sur son patient. Dans ce cas, il établit très rapidement une stratégie de traitement de la douleur.

Quel parcours suit l’anesthésiste ?

Comme toute spécialité du corps médical, l’exerce de ce métier exige des études de médecine. L’étudiant qui souhaite s’engager dans cette profession doit faire la première année commune aux études de santé (PACES). Il doit ensuite la compléter par les deux premiers cycles d’études médicales que sont le DFGSM et le DFASM. Ces deux niveaux d’études doivent être validés par l’obtention du certificat de compétence clinique. Le futur anesthésiste aura ensuite à passer le concours des épreuves classantes nationales.

En fonction du rang qu’il aura occupé à l’issue du concours, l’étudiant pourra entrer à l’internat où il suivra une formation ponctuée par beaucoup de stages au sein des services hospitaliers et de garde. Cinq ans plus tard, il sortira de l’internat avec le Diplôme d’études spécialisé d’Anesthésie-Réanimation. Par la suite, après une soutenance en thèse devant un jury, il décroche le diplôme d’État de docteur en médecine.

En somme, il faut près de onze années d’études pour s’adjuger le titre d’anesthésiste.

Les critères qui définissent un bon praticien

Il ne suffit pas d’obtenir le Diplôme d’études spécialisé d’Anesthésie-Réanimation pour être considéré comme un excellent praticien. Au-delà de son diplôme, l’anesthésiologiste doit développer un certain nombre de qualités requises pour l’exercice de ce métier.

La toute première concerne son sang-froid. En effet, ce métier se pratique le clair du temps dans des situations d’urgence. Le praticien doit donc être de nature à avoir une parfaite maîtrise de soi. Un geste de travers, une panique, et le pire peut facilement se pointer.

L’anesthésiste doit également avoir un sens élevé du relationnel. Il doit avoir le contact facile, inspiré de la confiance à son patient afin de développer avec ce dernier une relation de proximité. Car il est celui qui se charge d’informer le patient dès que son intervention est programmée.

Le bon praticien, c’est aussi le spécialiste qui développe de bonnes qualités de communicant, car il exerce souvent au sein d’une équipe chirurgicale.

Disponible et réactif, il doit enfin être capable de prendre du recul par rapport à des situations qui affectent sa vie personnelle, et faire en sorte que cela n’influe pas sur son travail.

Son évolution au sein de la corporation des anesthésistes

L’évolution de l’anesthésiste ne s’arrête point à ses onze années d’études. Le praticien peut, s’il en ressent l’envie, opter pour un renforcement de capacités en passant le DIU. Dans ce cas, il pourra se spécialiser par exemple dans les domaines tels que :

  • L’anesthésie-douleur
  • La réanimation
  • Les urgences, etc.

En somme, il faut près de onze années d’études pour s’adjuger le titre d’anesthésiste. Pour ceux qui se passionnent pour l’enseignement, il existe toujours une place au sein d’un CHU.

Avec un salaire mensuel qui varie entre 4 000 et 12 000 €, l’anesthésiste est un métier qui nourrit très bien son homme, mais qui exige également beaucoup de contraintes. Opter pour cette profession, c’est s’engager dans une spécialité à la fois polyvalente et transversale et qui associe réactivité et technicité.


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