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Le corps humain est doté de cinq sens permettant à l’homme de percevoir le monde dans lequel il vit. Parmi eux se trouve l’ouïe, organe responsable de l’audition et par lequel nous percevons les sons. Mais, il arrive bien des fois où cet organe connaît des dysfonctionnements. Heureusement, l’audiologiste permet de venir à bout de ces problèmes. En effet, ce métier qui pointe à la quatrième place du top 5 des meilleures professions, selon un magazine spécialisé sur les questions d’emploi, traite des troubles relatifs aux problèmes auditifs.

Souvent mis en collaboration avec l’audioprothésiste, le spécialiste de l’audition est donc un médecin qui se charge d’établir un diagnostic, de traiter ou de prévenir les troubles ayant trait au système auditif et vestibulaire.

Que fait-il concrètement ?

Lorsqu’il reçoit un patient en consultation, le praticien évalue d’abord sa capacité auditive, et lui communique le résultat. L’audiologiste mesure ensuite le degré de perte auditive, avant de s’engager dans la recherche des probables causes ainsi que les facteurs pouvant aggraver cette déficience.

Il propose ensuite son patient des exercices d’éducation auditive ou des plans d’intervention pouvant l’aider à rétablir l’aptitude à communiquer. Pour cela, il a souvent recours à divers moyens tels que :

  • L’utilisation d’un appareil de correction auditive
  • L’emploi de stratégies de communication
  • L’usage du langage des signes
  • Le réaménagement physique du milieu de vie, etc.

L’audiologiste se charge également de faciliter l’intégration des personnes développant des troubles auditifs dans leur environnement.

Quel est le cursus d’un audiologiste ?

Pour être qualifié à exercer ce métier, l’étudiant doit suivre une formation assez particulière qui diffère d’un pays à l’autre. Au Canada, cette formation débute avec le diplôme de baccalauréat, un prérequis indispensable pour l’étudiant. Muni de ce diplôme, l’étudiant entre dans un établissement d’enseignement supérieur spécialisé en audiologie. Il y étudie la profession pendant quatre ans et en sort avec le grade de maîtrise en audiologie. Ce diplôme inclut également des stages qu’il effectue afin d’acquérir de l’expérience.

Considérée comme un métier intermédiaire entre l’audioprothésiste et l’orthophoniste, la profession d’audiologiste n’existait pas en France. Il a fallu attendre les années 2005 pour voir l’Université Montpellier ouvrir une véritable filière d’audiologie.

La Belgique, pour sa part, offre à ses étudiants une formation de bachelier en audiologie dans une haute école. Il s’agit d’un établissement d’enseignement supérieur non universitaire. Cette formation se déroule en trois ans. Si l’étudiant reçoit pendant la première année les bases de l’audiologie à travers des cours théoriques, la deuxième année est consacrée aux cours spécialisés et pratiques, ponctués par des stages de deux jours par semaine.

Enfin, la troisième année de formation pour devenir audiologiste est exclusivement dédiée à des stages de trois jours par semaines en audiologie clinique et audiologie prothétique, ainsi qu’aux travaux de fin d’études.

À l’issue de cette formation, l’étudiant reçoit le diplôme de baccalauréat professionnel en audiologie. Grâce à sa rigueur dans la formation des praticiens, la Belgique est l’un des rares pays dont le diplôme est reconnu sans ambages dans les États européens.

Les qualités requises pour l’exercice de la profession

L’audiologiste est un métier très délicat à cause de sa relation avec des personnes développant des troubles d’audition. Pour l’exercer et être bon dans sa spécialité, le praticien se doit donc de développer certaines qualités.

Avant toute chose, le praticien doit être d’instinct curieux. Il ne s’agit point ici d’une curiosité extravagante vis-à-vis de son patient, mais d’un intérêt scientifique. C’est donc une curiosité qui le pousse à se tenir au courant des évolutions et des découvertes relatives à sa spécialité : nouveaux appareillages, techniques d’investigation, etc.

Il doit avoir une très bonne capacité d’écoute et une aisance à communiquer, à échanger avec son patient. L’audiologiste doit également avoir une bonne aptitude d’analyse, aussi bien des personnes que des situations. Il doit savoir observer et faire preuve d’une bonne dose de psychologie pour comprendre son patient.

Le cadre professionnel d’un audiologiste

Le spécialiste en audiologie peut exercer sa profession soit en libéral. Dans l’un ou l’autre des deux cas, il peut intervenir comme clinicien. Il travaille alors en étroite collaboration avec des médecins spécialistes en oto-rhino-laryngologie et s’occupe des tâches à lui confiées par le médecin. Dans l’exercice de sa fonction, il peut également jouer le rôle d’audicien. Dans ce cas, il assure la correction des troubles auditifs, grâce à un dispositif électroacoustique doté d’éléments mécaniques et électroniques.

L’audiologiste peut enfin assumer le rôle d’assistant dans un centre d’audiophonologie. Dans ce cas, ses tâches se résument entre autres à effectuer le dépistage auditif au sein des maternités ou crèches. Il se charge en outre d’appareiller les enfants malades, tout en veillant à leur assurer une éducation prothétique.

Loin d’être aisées, ces diverses tâches assurent au spécialiste paramédical des troubles auditifs un salaire moyen d’environ 65 000 euros. C’est donc une profession qui nourrit très bien son homme et qui devrait connaître d’ici quelques années beaucoup de spécialistes en France.


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