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Derrière un grand athlète se cache un ange gardien : le médecin du sport. S’il est rare de le voir sous le feu des projecteurs, cela n’enlève en rien le rôle important qu’il joue dans l’amélioration des conditions physiques d’un sportif. Affectueusement surnommé « la nounou des sportifs », il s’agit d’un praticien qui prévient, diagnostique et soigne les affections liées à la pratique du sport, et ce dans les délais les plus courts. Vous souhaitez en connaître davantage sur ce praticien ? Voici toutes les réponses aux questions que vous vous posez.

Quelles sont ses activités ?

D’après une étude menée par l’institut de veille sanitaire, près de 910 000 accidents liés à la pratique du sport s’enregistrent chaque année en France. Un chiffre assez évocateur, qui replace au centre des débats l’importance du médecin du sport.En effet, ce spécialiste intervient aux côtés des sportifs, aussi bien amateurs que professionnels, en prenant en charge leurs blessures. Mais son travail ne s’arrête pas là. Évoluant aux côtés des champions, en les écoutants et en les conseillant sur leur hygiène de vie, il vérifie également si leur corps possède les ressources pour répondre aux efforts fournis chaque jour. De façon concrète, les activités de ce praticien se résument en trois principaux points :

  • Améliorer les performances du sportif à travers une prise en charge spécifique
  • Soigner toute sorte d’affections afférentes à la pratique du sport, en l’occurrence les traumatologies du sport
  • Selon l’âge et en fonction de l’état de santé du sportif, s’assurer de l’absence de contre-indication à l’activité sportive envisagée.

Où le trouve-t-on ?

Le plus souvent, le médecin du sport exerce son métier en libéral. Vacataire ou bénévole, il travaille habituellement à temps partiel au sein des centres médico-sportifs, dans un club ou une équipe, dans les associations ou fédérations sportives, etc. À titre d’exception, on le retrouve parfois dans les centres de préparation.

Comment se déroule une consultation chez ce praticien ?

Pendant la première consultation, le médecin cherchera à mieux comprendre les raisons qui ont conduit le patient chez lui. Pour cela, il pratique la technique d’interview. Des questions sont donc posées au patient pour recueillir ses plaintes, déterminer depuis quand, et comment elles sont survenues. Cette étape vise à permettre au médecin du sport d’établir son diagnostic.

Ensuite, il réalise un examen clinique approfondi dont le but est de vérifier si tout est normal. Il peut s’agir par exemple d’un examen de nature à vérifier l’absence de contre-indication à la pratique de l’activité sportive envisagée. Grâce à sa connaissance sur le sport en général, il détermine aisément les probables fautes techniques qui pourraient être à la base des blessures. Pour un tennisman victime par exemple de tendinite du coude, le praticien pourra conseiller de revoir la circonférence de sa grip.

Lorsque la consultation s’inscrit dans une vision d’amélioration de performances sportives, le médecin du sport met en place une prise en charge personnalisée. Elle consiste à prodiguer des conseils de diététiques au patient, à surveiller sa fonction cardiovasculaire, à mesurer sa consommation maximale d’oxygène, à déterminer le seuil anaérobie, etc. Pour cela, le médecin fait recours à d’autres spécialistes avec lesquels il travaille en étroite collaboration : cardiologues, nutritionnistes, kinésithérapeutes, etc.

Quelle formation suit un médecin du sport ?

Comme dans tout domaine, l’exercice légal de cette profession est subordonné à la détention d’un diplôme de spécialité. En France, il faut être titulaire d’un diplôme d’études spécialisées complémentaires (DESC) de médecine du sport. Ce diplôme s’obtient après six années d’études de médecine.

À l’issue de la sixième année, le futur médecin du sport doit passer les épreuves classantes nationales (ECN) qui lui permettent d’accéder à l’internat. S’en suit alors une autre formation de deux ans à l’internat, couronnée par le Diplôme d’études spécialisées (DES). Il fait ensuite un an d’études supplémentaires qui se soldent par un DESC de médecine du sport de type I, après la soutenance d’une thèse de recherche. Il faut donc au total neuf ans d’études.

Quelles sont les qualités qui définissent un bon praticien ?

La toute première qualité à laquelle vous devez vous référer avant d’effectuer votre choix concerne la passion du praticien pour sa discipline. En effet, un bon médecin du sport est un entiché du sport auquel il se consacre totalement. Cet amour pour le sport permet au praticien d’avoir connaissance des éventuels risques qui y sont liés, afin d’aider le sportif à prévenir les blessures qui surviennent. S’illustrant un peu comme un bras droit pour l’athlète, il doit sans cesse être à son écoute. En outre, il doit cultiver un sens de la psychologie et de la pédagogie très développé, être disponible et faire preuve d’une parfaite condition physique.

Combien gagne-t-il ?

Le salaire mensuel brut d’un médecin du sport varie en fonction de son expérience et de sa notoriété. Pour les débutants, il est compris entre 2 500 € et 3 100 €, et peut grimper jusqu’à 7 738 € pour le praticien qui exerce à plein temps.

En France, le nombre de médecins sportifs est estimé à environ 7762. Ils sont répartis sur l’ensemble du territoire, avec une forte concentration à Paris, Haute-Garonne, bas Rhin, Rhône, Isère et Loire Atlantique. Dès que vous en sentez le besoin, n’hésitez donc pas à contacter ces professionnels du sport.


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