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Survenant à la suite d’un accident ou d’une déficience congénitale, le handicap frappe de nombreuses personnes en France. Il entraîne chez ces dernières une limitation des facultés physiques ou mentales. Il en résulte bien évidemment des difficultés d’intégration, un complexe d’infériorité, parfois même un rejet de la société. Dans l’hexagone, on estime à près de cinq millions le nombre de personnes présentant des déficiences de toutes sortes. Heureusement, grâce aux exploits inédits de la science, les handicaps se vivent mieux aujourd’hui. C’est d’ailleurs à cela que la médecine handicap se consacre. Cet article vous livre toutes les informations sur cette branche de la médecine.

Mieux comprendre cette spécialité

Il s’agit en réalité de la médecine qui s’applique au traitement des différents cas de handicap. En effet, le terme handicap renvoie à l’incapacité d’une personne à pouvoir agir au sein de son environnement en raison d’une déficience au plan physique, mental ou sensoriel. Dans la plupart des cas, il se traduit chez la personne atteinte par des difficultés de déplacement, des troubles d’expression ou de compréhension. Il existe donc différentes formes de déficiences traitées par la médecine handicap : physiques, intellectuelles et les polyhandicaps.

Les principaux types de handicaps

Les handicaps physiques constituent la première forme de handicap qui se trouve également être le plus connu. Ils se répartissent en six niveaux distincts. Il s’agit :

  • Des handicaps moteurs : encore appelés déficiences motrices, ils désignent les différents troubles qui affectent partiellement ou totalement la motricité, en l’occurrence les membres supérieurs ou inférieurs, d’une personne. Ils peuvent être liés à une anomalie génétique, à un traumatisme relevant d’un accident, à une malformation congénitale ou encore au vieillissement. Près de 850 000 Français sont frappés par un tel handicap. La paraplégie, la tétraplégie, l’hémiplégie, etc. sont des exemples qui illustrent l’incapacité motrice.
  • Des déficiences visuelles : la médecine handicap attribue à cette incapacité qui touche essentiellement les personnes malvoyantes, mais également aveugles, une place importante. Une personne souffrant du daltonisme peut être considérée comme un handicapé visuel.
  • De l’incapacité auditive : cette forme de déficience concerne les personnes présentant des troubles relevant d’un dysfonctionnement de l’ouïe. Pour soigner ce handicap, l’audioprothésiste recommande l’utilisation de prothèses auditives destinées à apporter une réelle amplification au patient.
  • De la déficience intellectuelle : qui se traduit par des difficultés de compréhension, de perception et une incapacité de mémorisation. Son origine peut être liée à des maladies génétiques, à l’autisme, ou encore aux séquelles de maladie telle que la rubéole.
  • Des maladies invalidantes : ce sont des affections qui empêchent, chez l’homme, l’activité normale et habituelle. La médecine handicap attribue une origine respiratoire ou cardio-vasculaire à la plupart d’elles. Cependant, elles peuvent également provenir de maladies parasitaires, infectieuses et digestives. En fonction de leur sévérité, elles peuvent engendrer des handicaps plus ou moins importants. L’hémophilie, le diabète, le cancer, le sida et l’hyperthyroïdie constituent quelques exemples de ce handicap invalidant.
  • Du handicap psychique : Les personnes affectées par ce handicap souffrent d’un trouble qui peut se manifester par des comportements surprenants pour les autres. Ce handicap relève donc des attitudes contraires à la norme, car éloignées des conduites normales.

Outre ces différentes formes d’incapacités, la médecine handicap identifie également les polyhandicaps. Il s’agit d’une déficience majeure qui associe l’incapacité motrice et l’incapacité mentale. L’exemple du syndrome de Rett illustre parfaitement cette déficience.

La MPR à l’assaut des handicaps

Plusieurs disciplines concourent au traitement des handicaps : médecine générale, neurologie, orthopédie-traumatologie, médecine interne, etc. Pour soigner les différentes formes de handicap, la médecine s’appuie sur une spécialité : la médecine physique et de réadaptation (MPR). Pratiquée en privé comme à l’hôpital, ou encore en consultation ambulatoire, elle est destinée à assurer aux patients atteints de handicap, congénital ou survenu du fait d’un accident, la récupération des aptitudes fonctionnelles, physiques, psychologiques, voire sociales.

En fonction des cas, elle implique la participation de plusieurs professionnels : kinésithérapeutes, psychologues, orthophonistes, psychomotriciens, podologues, orthoprothésistes, neuropsychologues, etc. qui travaillent en équipe pour permettre au patient de retrouver la place qui est la sienne au sein de la société.

La médecine handicap en chiffres

Les chiffres en matière de handicap inquiètent quelque peu, et ce même à l’échelle mondiale. En effet, on estime à plus d’un milliard, soit 15 % de la population mondiale, le nombre de personnes présentant une forme ou une autre de handicap. Ce chiffre, déjà très élevé, est susceptible de connaître une augmentation très rapidement, car bon nombre de déficiences sont liées au vieillissement de la population. Il ne faut point occulter également les divers accidents qui détiennent une part importante de 85 % des situations de handicap. En outre, l’évolution de la médecine handicap a favorisé le dépistage et la détection de nouvelles incapacités, autrefois inconnues.

Bien que les risques de handicap ne peuvent jamais être contrôlés, car ils dépendent souvent de la providence, la médecine a fait de grands pas qui permettent aujourd’hui aux personnes atteintes de déficience de reprendre le cours de leur vie.


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