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Cigarette électronique : la mise au point de l’Académie française de médecine

La cigarette électronique (aussi appelée vapoteuse) a souvent fait l’objet de Fake News, que ce soit de la part de ses partisans qui tendent à minimiser ses inconvénients en mettant en avant son utilisation pour arrêter de fumer, ou ses détracteurs qui comparent ses méfaits à ceux du tabac. C’est dans ce contexte tendu que […]

Cigarette électronique : la mise au point de l’Académie française de médecine

La cigarette électronique (aussi appelée vapoteuse) a souvent fait l’objet de Fake News, que ce soit de la part de ses partisans qui tendent à minimiser ses inconvénients en mettant en avant son utilisation pour arrêter de fumer, ou ses détracteurs qui comparent ses méfaits à ceux du tabac. C’est dans ce contexte tendu que […]

La cigarette électronique (aussi appelée vapoteuse) a souvent fait l’objet de Fake News, que ce soit de la part de ses partisans qui tendent à minimiser ses inconvénients en mettant en avant son utilisation pour arrêter de fumer, ou ses détracteurs qui comparent ses méfaits à ceux du tabac. C’est dans ce contexte tendu que l’Académie française de médecine a tenu à faire une mise au point sur la place de l’Ecig dans la lutte contre le tabagisme en France.

Les deux Fake News qui ont fait du mal à la cigarette électronique

En France comme partout dans le monde, la place de la cigarette électronique en tant que moyen d’arrêt du tabac est en cours d’évaluation. Dans l’Hexagone, c’est l’Académie française de médecine qui assure ce rôle de veille afin de savoir si elle aide au sevrage tabagique de l’addiction nicotinique. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’organisme a eu du pain sur la planche depuis l’été 2019. Il faut dire que la cigarette électronique a fait l’objet d’une médiatisation sans précédent, avec notamment deux Fake News qui ont marqué les esprits et fait craindre le pire aux vapoteurs et surtout aux professionnels du secteur.

« Evali », la maladie respiratoire qui affolé les vapoteurs

Une série de pneumonies graves a frappé les Etats américains du Texas et de la Californie en septembre 2019. Les patients avaient en commun leur utilisation plus ou moins régulière de la cigarette électronique. Cette information a été suffisante pour plusieurs ONG qui ont hâtivement conclu à un lien de cause à effet entre le principe même du vapotage et cette pathologie qui sera ultérieurement baptisée « Evali ». En réalité, cette maladie respiratoire est liée à la combustion de l’acétate de vitamine E qui contient du TSH, le principe actif du cannabis. Cette substance est d’ailleurs prohibée dans la majorité des pays européens. De plus, les e-liquides utilisés par les patients n’étaient pas tracés, puisqu’ils étaient vendus sous le manteau. En plus de la présence d’une substance toxique et interdite, il est très probable que les e-liquides en questions soient périmés. Il s’agit donc, en l’espèce, d’un « mésusage de la cigarette électronique », comme l’a expliqué l’Académie française de médecine dans un communiqué laconique.

La Covid-19 et la cigarette électronique

Certains organismes de lutte contre le tabac ont épinglé l’Ecigarette pour expliquer certains cas d’intubation dans des hôpitaux américains à l’automne 2019. Aujourd’hui, il semblerait que ces cas d’assistance respiratoire soient liés aux premiers cas du nouveau coronavirus.

La mise au point de l’Académie française de médecine

Dans un communiqué rendu public le 12 décembre 2019, l’Académie de médecine a souhaité « rappeler les avantages prouvés et les inconvénients indûment allégués à la cigarette électronique ». Les « Sages » rappellent que contrairement aux Etats-Unis, « les cigarettes électroniques relèvent de normes de qualité et de sécurité en France », ce qui permet aux fumeurs de passer par la case kit cigarette électronique pour réussir leur sevrage tabagique en toute sécurité. D’ailleurs, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a mis en ligne le 28 octobre 2020 une base de données publique passant en revue la composition des 33 000 produits de vapotage commercialisés en France. Toute anomalie est remontée au ministère de la Santé qui peut alors exiger le retrait de tout produit nocif pour la santé. Toujours selon l’Anses, la présence de substances interdites dans les produits de vapotage se situe aujourd’hui à moins de 0,06 %. En effet, plusieurs industriels se sont mis en règle entre 2017 et 2019 conformément à la directive européenne 2014/40 entrée en vigueur fin 2016, mais aussi à l’article L 3513 7 du Code de la Santé publique. Rappelons qu’un liquide pour cigarette électronique est majoritairement composé de propylène glycol, de glycérine végétale, d’arômes et de nicotine (si l’Eliquide en contient). L’Académie de médecine a également tenu à expliciter sa position concernant l’impact de la cigarette électronique sur la santé, en comparaison avec la cigarette à tabac. « Comme l’a indiqué l’Académie nationale de médecine dès 2015, il est préférable pour un fumeur de vapoter », peut-on notamment lire dans le communiqué. Enfin, les « Sages » ont rappelé que la cigarette électronique a permis à plus de 700 000 fumeurs français de décrocher.
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